Un film magistral monté comme un thriller mais à la fois d’une grande beauté, tourné au plus près de son actrice sublime dans son immense solitude, ne trouvant aucune aide nulle part même auprès de ses plus proches amis. C’est un peu High noon :). Les dernières scènes sont déchirantes et prennent littéralement aux tripes.
jeudi 26 mai 2022
L'Événement (2021 - Audrey Diwan)
Un film magistral monté comme un thriller mais à la fois d’une grande beauté, tourné au plus près de son actrice sublime dans son immense solitude, ne trouvant aucune aide nulle part même auprès de ses plus proches amis. C’est un peu High noon :). Les dernières scènes sont déchirantes et prennent littéralement aux tripes.
dimanche 2 janvier 2022
TOP 10 SUPFICTION 2021
jeudi 14 octobre 2021
Eugénie Grandet

Sortie le 29 septembre 2021
réalisé par Marc Dugain
avec Joséphine Japy, Olivier Gourmet, Valérie Bonneton
Felix Grandet règne en maître dans sa modeste maison de Saumur où sa femme et sa fille Eugénie, mènent une existence sans distraction. D’une avarice extraordinaire, il ne voit pas d’un bon œil les beaux partis qui se pressent pour demander la main de sa fille. Rien ne doit entamer la fortune colossale qu’il cache à tous. L’arrivée soudaine du neveu de Grandet, un dandy parisien orphelin et ruiné, bouleverse la vie de la jeune fille. L’amour et la générosité d’Eugénie à l’égard de son cousin va plonger le Père Grandet dans une rage sans limite. Confronté à sa fille, il sera plus que jamais prêt à tout sacrifier sur l’autel du profit, même sa propre famille...
mercredi 5 mai 2021
Play (Anthony Marciano - 2019)
Les adolescents des années 90 (et un peu ceux des années 80) s’y reconnaîtront, ceux qui se sont filmés en train de reprendre des scènes de film avec des copains, ceux qui ont filmé leur famille et tout et n’importe quoi avec l’idée consciente de tout revoir un jour quand ses proches ne seront plus là, ceux qui n’ont pas pensé alors que leurs cassettes ne fonctionneront plus dans un monde numérique, ceux qui sont se reconnaîtront dans les actes manqués et les regrets de l’histoire d’amour et d’amitié magnifiquement portée par le regard tendre et désespéré d’Alice Isaaz et l’immaturité désarmante de Max Boublil.
lundi 12 avril 2021
Monsieur Max (1937)

Je recommande vivement Monsieur Max, comédie de 1937 à l’américaine, un peu dans l’esprit de Capra peut-être par son ton doux-amer.
Un marchand de journaux rêvant d'une vie meilleure se fait passer pour un riche gentleman, Monsieur Max. Mais il est repéré par une femme de chambre à qui il est contraint de faire croire qu’il est un sosie.. S’en suit évidemment une suite de quiproquos et de jeux de doubles (comme l’exploitera bien plus tard Pierre Richard dans Le jumeau).
Aux côtés de De Sica on retrouve une nouvelle fois la jolie Assia Noris avec qui il partage l’affiche de Daro un milione et Les grands magasins.
Le scénario se moque l’air de rien de la bourgeoisie (enfants gâtés, snobisme et fascination pour tout ce qui fait anglais, whisky, cigarettes et équitation). Il est amusant de constater que c’est un film du fachisme ordinaire (on voit nettement dans la cuisine de la famille laborieuse un portrait du Duce qui n’a aucune fonction dans le récit). Il serait peut-être néanmoins abusif de voir dans cette comédie dans laquelle chacun est ramené finalement dans sa classe sociale un propos politique. Et ce même si elles étaient, dit-on, très appréciées de Mussolini pour distraire les masses et cacher les choses qui fâchent. D’ailleurs cette Italie à l’écran est fascinante. On a véritablement l’impression d’être dans un monde idyllique et opulent, un peu comme l’Amérique des 50’s.
Mario Camerini est l'auteur de quelques-unes des meilleures comédies des "téléphones blancs », que l’on trouve sur Prime Vidéo en ce moment.
La période dite des « Téléphones blancs » (Telefoni bianchi) correspond à une assez brève période d'euphorie ambiante, non seulement dans le cinéma italien mais aussi dans la vie de l'Italie tout entière, entre 1937 et 1941.
A propos des Téléphones blancs, un film est sorti il y a quelques années avec Monica Belucci.
L’Humanité en parlait ici:
https://www.humanite.fr/node/397634?amp
mercredi 10 mars 2021
Fiancée à louer (1950)
Fiancée à louer (1950)
Les employés d’un cabinet juridique sur le point de fermer en raison de déboires judiciaires de leur patron decident pour sauver leurs emplois de transformer leur cabinet en agence à tout faire, de la garde d’enfants à la recherche de fiancées (le slogan « Vi kan » est du Obama avant l’heure).
Ça ressemble souvent à du cinéma de Léo McCarey, Sturges ou Wilder et même à du Lubitsch avec une formidable (comme toujours) et pétillante Eva Dahlbeck (qui me fait parfois penser à Marthe Keller, les fossettes n’y sont sans doute pas pour rien) en secrétaire s’improvisant directrice d’agence. Elle est elle-même engagée pour jouer la fausse fiancée (on pense inévitablement à Darrieux dans La fausse maîtresse) d’un jeune homme de bonne famille désirant se débarrasser d’une cousine trop collante depuis l’enfance. C’est plein de charme comme une comédie américaine de l’âge d’or mais malheureusement, il y a un peu de « gras » dans le scénario qui n’a pas tout à fait le rythme américain et s’égare un peu par moments. Il aurait gagné à être resserré autour de la magistrale Eva Dahlbeck (qu’on a pu apprécier chez Bergman à plusieurs reprises), ce qui est le cas dans la seconde partie. Une très bonne comédie tout de même. A voir sur Netflix.

lundi 18 janvier 2021
Grandes scènes d’amour (extraits vidéo)
Carlito’s way
City girl :
Le vieux fusil :
Abyss :
La sirène du Mississippi :
Le rayon vert :
Moonrise Kingdom :
La charte sur un toit brûlant :
Trois souvenirs de ma jeunesse :
Nous ne vieillirons pas ensemble :
L’empire contre-attaque :
Notorious :
Two lovers :
Network :
Terminator :
Amour :
TOP 5 FILMS 2020
1- Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, de Emmanuel Mouret
2- Antoinette dans les Cévennes, de Caroline Vignal
3- Madre, de Rodrigo Sorogoyen
4- Mank, de David Fincher
5- Swallow, de Carlo Mirabella-Davis
jeudi 24 décembre 2020
Mister Freedom (1968)

Mister Freedom (1968)
est une farce qui réjouira tout anti-américain primaire dans lequel Marie-Madeleine (Delphine Seyrig en petite tenue sexy durant tout le film) guide un super héros américain débile (sorte de croisement entre Reagan et Trump, habillé en tenue de football) venant en France pour nous sauver du danger communiste incarné par Red China Man et Moujik Man. C’est très con (c’est un peu le Austin Powers de l’impérialisme américain) mais malheureusement c’est très politique (très marqué par Mai 68) mais très insuffisamment drôle. Je retiens quand même la scène où Mister Freedom est déprimé parce qu’un gamin l’a traité de fachiste. Il se remémore alors le bon temps où l’Amérique était l’Amérique, avant les « negres » et les européens ingrats qui appellent les américains pour finir leurs guerres. Delphine Seyrig lui sert alors un énorme carton de Corn Flakes pour lui remonter le moral.
L’esthétique kitsch et les tenues de Delphine Seyrig font un peu penser à celui de Barbarella avec Jane Fonda.
Côté casting, c’est assez dingue: il y a Serge Gainsbourg (qui a l’air de bien se marrer avec ses partenaires topless mais qui devait parler trop mal anglais pour ne pas être doublé puisque tout le film est en anglais), Sami Frey en Jesus, Monique Chaumette en Marie, Jean-Claude Drouot, Daniel Cohn Bendit (le temps d’un plan), Donald Pleasence (le chef de Mister Freedom), Jean Luc Bideau, ainsi que Yves Montand et même Simone Signoret de loin. On a également Philippe Noiret en bibimdom russekof qui veut séparer Paris en deux zones d’influence communiste et impérialiste.
Bref, un énorme casting pour un si piètre résultat.

J’en profite pour écrire que d’après Carole Roussopoulos qui a travaillé avec Delphine Seyrig, la carrière de cette dernière aurait souffert de son engagement féministe. Elle évoque notamment Toscan Du Plantier qui l’aurait écarté de projets de films ou même Yves Montand qui aurait refusé de tourner avec elle.
La Dernière Minute / Count the Hours (1953, Don Siegel)
La Dernière Minute / Count the Hours réalisé par Don Siegel en 1953.
A partir d'une idée de départ très classique (un homme accusé à tort de meurtre), Don Siegel nous offre un film plein de suspense et de mini-rebondissements toujours crédibles. Le titre original (Count the Hours) est parfaitement approprié puisque ce sera une course poursuite de l'avocat Doug Madison (MacDonald Carey) jusqu'à la dernière minute avant l'exécution du condamné pour prouver son innocence. Son principal adversaire étant le district attorney convaincu lui de la culpabilité de l'accusé et prêt pour cela à rejeter les preuves apportées pour la révision du procès.
Sur sa route également, Adele Mara (en ersatz de Gloria Grahame) ou Jack Elam et sa sacrée gueule en biais.
Teresa Wright n'a pas un rôle très développé mais le film est captivant du début à la fin. Surtout, tous les personnages secondaires existent individuellement et restent humains y compris le tueur. Les deux personnages principaux sont de petites gens désarmés face à la machine policière et juridique qui les condamne inéluctablement et la populace qui réclame du sang. C'est pratiquement du Clint Eastwood avant l'heure.

















